Vivre, partir, découvrir...

13 octobre 2016

Corte...et les gorges de la Restonica

Après une petite nuit en bord de rivière...

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Nous poursuivons notre tour de Corse, direction Corte. Tout se fait rapidement, c'est une toute petite île et c'est à travers des chemins perdus bordés de chênes-lièges, croisant par ici ou là des chiens couchés sur la route, des cochons noirs et roses à la recherche de nourriture et bon nombre de tombes parsemées à l'abri de la végétation. Ca m'a surpris d'ailleurs de voir que partout s'étalent des tombeaux de famille. Il existe des cimetières mais apparement les morts peuvent aussi reposer en des lieux isolés et sauvages. 

Après toutes ces réflexions, nous voici à Corte, capitale historique et culturelle de la Corse. Proclamée ainsi par Pascal Paoli, la cité "Paoline" représentait la capitale de la Corse Indépendante. 

Pascal Paoli ( Pasquale de Paoli en Corse : 1725-1807)  était un amiral Corse; chef de la nation de la Corse Indépendante. Patriote dans l' âme, homme des Lumières, il est l'une des grandes figures emblematique de l'île.

Il n'est point étonnant donc, de trouver partout et plus précisemment dans cette ville, des statues et autres représentations du grand homme.

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 Nous nous promenons dans les ruelles; ça grimpe tout doucement, la balade est agréable, bien que fraîche. En ces temps de Septembre, la différence de température entre le coeur de l'île, plutôt montagneux et le bord de mer est tout de même de plus de cinq degrés.

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 La citadelle a été bâtie au XVIII ème siècle sur un rocher dominant la vallée, afin de combattre la République de Gênes. (qui luttait pour le royaume d' Aragon, pour faire bref).

Le musée de la Corse s'y trouve, mais nous n'avons pas pu le visiter, étant arrivés trop tard. Mon désarroi fut immense, comme vous pouvez vous en douter. 

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L' ancienne maison du maître des clés de la ville "un des personnages les plus éminents et les plus illustres de son temps" comme une plaque sous la statue vue plus haut, l'indique.

 

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 Sur cette photo, on voit bien le piton rocheux sur lequel est perchée la citadelle, devenue caserne au fil des années et des batailles, qui a servi à la Légion Etrangère des années 1960 aux années 1980; mais fut tour à tour garnison, puis prison. 

C'est Louis Philippe qui lui a fait donner son profil actuel, bien qu'elle ait été modifiée sous Louis XVI; de nombreux habitants de maison furent expropriés à l'occasion, et priés de laisser la place. Ils furent humainement relogés tout de même dans un immeuble connu sous le nom de celui des 300 propriétaires construits à cette occasion. 

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La vue sur la vallée est somptueuse. Le soleil joue de ses rayons sur les montagnes et nous donnerait presque envie de nous envoler.

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 Du bélvédère attenant à la ville, on se rend mieux compte d' où vient l'appellation "nid d'aigle" .  Seule citadelle de Corse cachée à l' intérieur des terres, sur les six qu' abrite l' île, elle a été classée aux Monuments Historiques en 1977.

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 La descente est très drôle; nous nous rendons compte qu'il était possible aisément pour les habitants de se faufiler au travers des mille et un passage creusé à même la roche. Crunch se la joue Corse rebelle. Bon en vrai, il s' impatientait de trop m'attendre, mais quand on s'est connu, je marchais déjà quasiment à reculons tellement je n'avançais pas vite. 

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Et puis c' est tellement joli! 

 

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Nous nous offrons un apéro, tout en prenant soin de ne pas oublier le héros de ces lieux. 

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 Le lendemain, après une nuit où on s'est quand même bien caillé -heureusement ensuite nous sommes redescendus en bord de mer- nous voici fin prêt pour une randonnée facile et accessible à mon dos et ma jambe fort fatigués. 

La vallée de la Restonica nous tend sa nature  à coups de végétations verdoyantes et d'eaux toutes plus claires les unes que les autres. 

La montée pour aller au lac de Melo (melu) se fait en voiture; en camion pour nous. Tout est reglémenté, il est interdit de stationner n'importe où, de faire du camping sauvage, et l'accès au parking situé aux bergeries de la Grotelle, point de départ de la randonnée est payant; de l'ordre de 6 euros. 

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 L'ascension qui au départ est douce est un ravissement pour les yeux. Les vaches richement vêtues de leurs poils doux ne prêtent plus attention à tous ces bipèdes qui ne cessent de les prendre en photo. 

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 Je n'ai pas dérogé à la règle, elles sont vraiment trop mimi pretty. 

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 La randonnée poursuit son chemin qui devient de plus en plus caillouteux. Dans le guide que nous avons ( Petit Futé Corse qui s'est avéré nullissime), il est précisé qu'il faut une heure pour monter, que si ce n'est pas une balade à faire en tongs, ça reste une vraie randonnée mais à l'abord somme toute facile. Heu quand Crunch et moi avons croisé les premiers redescendants qui nous ont souhaité bon courage, nous aurions dû nous méfier. En effet, il m'a fallu plus d'une heure encore pour atteindre le sommet, en grimpant à l'aide de mon amoureux sur des gros rochers, en roulant sur de plus petits, et en ahanant comme une génisse qui va mettre bas.

Pourtant en bas, ils indiquent aussi une heure de montée. On va dire qu'il faut tout de même être un peu sportif alors. 

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 Bon ça valait le coup d'oeil et le pique-nique avec vue sur les eaux glaciaires du lac m' a direct remis en forme. Le lac de Mélo est gelé six mois sur douze, alors imaginez les températures même en ce mois de Septembre. Un groupe de jeunes hommes inconscients (ou pas) a sauté plusieurs fois tout de même dans ces eaux paisibles.

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Il est possible de continuer la randonnée jusqu'au lac de Capitello (capitellu); ce que nous n'avons pas fait, car déjà il était tard, il fallait amorcer la descente et ensuite, cela nécessitait  encore plus d'une heure de marche/montée/galère quoi! 

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La descente est bien plus rapide, mais pas de tout repos, puisque les mêmes roches et cailloux roulent sous nos semelles, menaçant de nous faire tomber à chaque pas. Ce qui n'a pas manqué, j'ai fait une voltige plus près du sol, heureusement vite relevée par les bras vigoureux de mon amoureux. 

 

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Trois quart d'heure plus tard, notre gosier appelle un petit coup...A bientôt pour la suite du séjour, avec Ajaccio, Bonifacio et toujours notre Général en toile fond...

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05 octobre 2016

La Corse, île aux merveilles...

Ca faisait un moment qu'elle me parlait, me regardait au loin, perle rebelle de la Méditerranée; la voici à bout de ferry, La Corse. 

Le départ se fait à Nice pour nous, mais il y en a de Marseille à Toulon, en passant par Savone ou Gênes pour ne nommer qu'eux. Nous l'avons réservé début Juin, pour le départ mi-Septembre, et avons pu bénéficier d'une réduction suivant nos horaires et lieu de départ; car la traversée est loin d'être bon marché. Bref, nous y voici, Goustav' est prêt à embarquer et nous aussi.

Pour info Goustav' c'est le camion aménagé avec lequel nous allons faire le tour de celle que d'aucuns surnomment plus belle du monde. 

L' embarquement est fascinant, les voitures, très nombreuses, valsent un peu partout, tournicotent au gré de leurs roues, suivant les indications du personnel, qui sait, lui comment optimiser l'espace, pour rentre l'endroit rentable.


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Nous voici en mer pour huit heures; oui, oui; c'est long, vraie minie croisière sur les flots. Le ferry est sympa; tout est fait pour que nous passions de beaux moments. Une pisicne, plusieurs bars et restaurants, des solariums, une salle de jeux, une boutique, une garderie..Tout est pensé pour que les familles, les couples, les retraités et autres toutous  qui ont leurs coins à crotte) y trouvent leur compte et vident le leur, de compte, aussi. Mais ça fait partie du jeu, me direz vous.

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Crunch se la joue cool. On a passé au moins six heures à bouquiner au soleil ; c'était le paradis!

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 Il est près de vingt heures, après deux bières Pietra Corses, et un cocktail - sans alcool langues de vipères-  nous approchons enfin!

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Nous sommes arrivés à la nuit tombée; nous avons cherché vite fait un coin pour dormir, et au réveil, nous avons vue sur ça...Nous voici à l'aventure autour du Cap Corse. Je ne sais pas si c'est parce que nous avons commencé ainsi, mais honnêtement, cet endroit est le plus beau que j' aie jamais vu..

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L'eau est aussi claire qu'en Martinique...

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Nous approchons de Nonza; les plages sont grises tirant parfois vers le vert, à cause de la serpentine, qui est un minéral rejeté par la mer suite à l'exploitation de par le passé, d'une carrière d'amiante. Baissez vos dagues, elle est fermée depuis 1965. 

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En voici l'héritage de plages formées par la pierre rendue par les eaux, et donc artificielles; et de ce que j'ai compris, ce n'est pas un polluant. 

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Nonza apparait enfin; joliment nichée entre montagne et mer, Sainte Julie prônant fièrement en son centre. Sa position au creux d'une falaise surplombant la Méditérannée, a fait d'elle un lieu stratégique a l'époque où il fallait sans cesse lutter contre l'envahisseur. 

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Nous grimpons jusqu'à la célèbre Tour Paoline, construite par Pascal Paoli lui - même, l'un des grands noms de l'île. 

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Le petit tour est fort sympathique et instructif. Des panneaux prenant l' âme et la voix de Pascal Paoli nous relatent l'histoire de cette " Petra Sacra" .

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 La promenade est jolie, ça vaut le coup de s'arrêter; et comme vous pouvez le constater la vue est juste sublime.

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Nous roulons à travers le desert des Agriates; eh oui, il n'y a pas que le Sahara, ou Gobi! Microrégion de son état, la montagne d'un côté et la mer de l'autre. Il faut le voir pour le croire, on ne sait où donner de la tête. On se sent un peu perdu entre ses monts caillouteux et secs et cette étendue bleu azur...

 

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Nous voici à Saint-Florent; en face (à peu près) de Bastia pour que vous situiez. Ville inspiratrice de bons nombres d'écrivains, Saint-Florent est posée dans un golfe, superbe pépite ouverte aux touristes. 

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La citadelle date du XV ème siécle; déambuler dans les ruelles est lénifiant...Et j'ai découvert que les glaces étaient italiennes, donc aussi bonnes que dans le pays adoré. Pistacchio in mon coeur. 

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On cherche un joli coin pour reposer Goustav' et nous par la même occasion, et je crois qu'on a trouvé. L'ïle Rousse nous ouvre  ses paysages mirifiques.

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Vue au réveil...On ne s'en lasse pas..

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Crunch médite devant l' immensité bleue...

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...tandis que je mitraille de partout.

J'ai emmené quatre maillots, et je n'ai pas touché l'eau. Frileuse d'avant ma naissance, je n'ai pas eu envie. A un moment, mon traître de gros orteil droit a failli se laisser avoir, mais ouf, la vigilence de ma brigade personnelle anti-caillure a réagi illico presto, pour remettre le rénégat dans le droit de chemin.

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C'est l'heure de l' apéro, je viendrai vous conter prochainement la suite de ce joli voyage. Il est question d'une vallée mystérieuse, de vaches touffues, et de lacs glaciaires, de grain de sable géant et de Charles de Gaulle, en personne...

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Pancarte significative lue dans toutes les églises et monuments religieux visités. Après on dit que les Corses n"ont pas d' humour! :-p

 

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22 juin 2016

Ravenna

 Il y a quelques temps de ça, nous nous sommes retrouvés du côté de l' Italie Adriatique, plus précisément près de Ravenna. Je n'avais que vaguement entendu parler de cette petite ville, mal reconnue au niveau de son passé, qui pourtant fut grandiose. 

Il est vrai qu'en arrivant dans cette bourgade, les grues, les docks du port et l' aspect industriel que l'on découvre nous interroge sur le bien-fondé de notre visite.

Puis nous apprenons que sous l' Antiquité, s'y trouvait non loin, la base de la flotte romaine de la Méditérranée orientale; rien que ça!

Capitale de l' Empire Ottoman entre le Vème et le VIIIème siècle; puis de l' Empire ostrogoth sous Théodoric de 493 à 526; elle assit sa renommée en tant que capitale des territoires byzantins d'Italie, et ce, jusqu'en 751.

Donc niveau passé, Ravenna n'a rien à envier à ses grandes soeurs voisines. 

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Ce qui me surprend est que, s'il est clair que la ville en elle-même a fortement décliné, ses monuments ont su garder toute leur richesse et toute leur splendeur. Rien qu'en allant acheter les billets d'entrées, nous sommes déjà sous le charme.

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Classée à l' Unesco en 1996 (bien tardivement), elle devance toutes les autres villes au monde orientales ou occidentales au niveau de la conservation de ses basiliques, baptistères et autres mausolées. Elle se trouve devant Rome, Jérusalem ainsi que Constantinople elles-mêmes.

La basilique de San Vital (San Vitale) est juste merveilleuse.  Cette église qui fut consacrée en 547 sous la coupe de l'empereur Justinien, possède à elle seule une incroyable richesse décorative associée à une grande complexité architecturale.

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Nous levons les yeux dès l'entrée, et sommes bouches bées devant tant de beauté.  Des mosaïques aux représentations uniques au monde, des fresques sublimes d'anges voletant, des marbres polychromes travaillés comme de la marquèterie, tout y est somptueux. 

Les plafonds paraissent infiniment profonds tellement les décors sont ancrés dans les lieux. 

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 Les fenêtres laissent entrer une douce lumière un peu étrange, apaisante, qui donne une certaine sérénité à l'endroit. 

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Les chapiteaux ciselés sont parfaitement intégrés au reste des décors; tout s'emboîte à la perfection. On dirait que la basilique est sortie de terre tout d'un bloc, déjà bâtie, déjà ornée, déjà merveille...

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La basilique fait partie des monuments les plus importants de l'art antique (paléochrétien) en Italie. 

Nous sommes bien obligés de sortir au bout d'un moment et nous faisons le tour de la basilique en direction du "mausoleo di Galla Placidia"

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Une petite prise de vue sur madame mais de dos

 

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 Brochette de colibris!

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Grand bien nous prît de nous diriger vers cette petite construction qui ne paye pas de mine, et qui au final passerait presque inaperçue. (Je suis confuse je n'ai pas de photos de l'édifice en extérieur). 

Mais l'intérieur nous ravit, et ce sont les yeux écarquillés que nous mirons toutes ces mosaïques gréco-romaines, les plus anciennes de Ravenna, 

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 Ce mausolée dut dédié à Galla Di Placidia qui était la fille de l'empereur d'Orient, Théodose; qui, bien qu' à l'origine de la construction n'y fut vraisemblablement pas enterrée.

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C'est sous ces voûtes étoilées que nous déambulons à petits pas dans ce petit espace si chargé d'Histoire.

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Ca ne paraît pas sur les photos mais l'intérieur très sombre apporte une atmosphère étrange et funèbre à l'endroit.

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Notre petite visite se poursuit donc, nous retraversons les jardins et partons à l'assaut des autres joyaux que l'ont nous a contés.

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Nous nous empressons d'aller visiter la "basilica di Sant'Apollinare Nuovo "

C'est accueillis par son campanile de 40 mètres que nous entrons à l'intérieur. 

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 Cette basilique a été fondée à la fin du Vème siècle et convertie au culte catholique par l' évêque Agnello en 561. 

Jolie vue sur le campanile.

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L'intérieur est magnifique; on ne s'en lasse pas.

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La nef est superbe, aux murs fournis en mosaïques n'appartenant cependant  pas à la même époque puisque certaines datent de la première construction et d'autres de la transformation voulue par Agnello.

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 Je n'ai pas grand chose à ajouter; les photos parlent d'elles - memes.

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Nous voici à nouveau dehors, encore prêt à découvrir, mais le temps et l'espace va me manquer par ici...Il faut bien achever ce billet...

Le "battistero Neoniano" qui est le plus ancien monument de la ville. De forme octogonale comme plusieurs autres baptistères est dû au symbole des septs jours de la Création ajoutés à ceux ci, le huitième jour représentant la résurrection, la vie éternelle.

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Ravenna est donc une ville à visiter absolument si vous passez par là. Bien sûr, je n'ai pas pu mettre ici tous les trésors que nous avons pu voir, et d'ailleurs, vu que nous y retournons dans quelques jours, je ne manquerai pas de venir vous parler à nouveau de ce petit coin de l'Italie qui mérite vraiment plus qu'un détour. 

 Je reviens donc, gardez le smile! 

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03 juin 2016

Le Futuroscope

Il y a de ça quelques semaines, nous avons été du côté du Poitou. Qui dit Poitou, dit Poitiers et qui dit Poitiers, dit Futuroscope, vous l'avez deviné. Si nous n'y avons pas été que pour ça, nous en avons évidemment profité pour traverser les portes du futur. 

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Nous y étions allés, il y a longtemps, 7 ans précisémment. J'avais fait un billet sur mon ancien blog, donc je ne vais pas trop me répéter . ( par ici le lien, vous aurez en prime le pirate du haut des ses 4 ans. )

Et nous avions trouvé ça bien sympa. Bien sûr que ça a bien changé depuis, ne serait ce que niveau attractions, qui, se renouvellent régulièrement. 

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Nous voici, moi boudinée par mes 6 épaisseurs, tellement il faisait froid, la gazelle et le "guerliguet" , petit personnage rencontré dans les allées, mais aussi lors de l'attraction "La Vienne dynamique" qui promeut la région, donc. C'est d'ailleurs pas mal fait, on s'amuse et on découvre en même temps. 

169Les buissons Lapins Crétins nous font de l'oeil ou plutôt de la dent à ce stade!

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La pub à la télé a attisé notre curiosité et nous commençons par "La machine à voyager dans le temps" des Lapins Crétins. 

La file d'attente n'est pas très longue, à mon grand regret pour une fois, car nous n'avons pas trop le temps d'admirer les décors. 

Comme vous pouvez voir, ces petits lapins facétieux ont revisité certains des plus grands tableaux de maître, et ma foi c'est fort bien fait!

Vous aurez reconnu "Le cri" peint par Edvard Munch en 1893.

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 "La Liberté guidant le peuple " par Eugene Delacroix ( 1830 ) ; il y en a toute une galerie, c'est vraiment sympa à traverser. 

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Nous voici sortis et conquis par la drôlerie et la légèreté de l'attraction.  Il nous faut passer par un sas de décrétinisation avant de sortir, et je crois que le pirate a grugé! 

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Le parc nous attend, nous essayons plusieurs " Des machines de Léonard", inspirées des croquis de nombreux dessins de De Vinci en personne. 

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183C'est mimi, ça bouge, et de façon autonome puisque nous nous gérons nous même; et pendant ce temps la gazelle s'éclate. 

184Crunch et moi ne sommes pas en reste, et c'est à la force des ses doux bras qu'il tente de me hisser sur les hauteurs Poitevines. (Le pirate ne peut pas monter, car il souffre de vertiges).

185Et une fois en haut on lâche tout! Ca redescend d'un coup, avec système de freinage intégré visiblement! Il était fort ce Léonard!

 

186Nous voici en course pour remporter la médaille du meilleur pompier. Il faut pomper, pomper, pomper, plus que les Shadocks encore, pour faire avancer le camion tout rouge,; et ensuite ceux qui n'ont pas donné de leur personne, -j'ai nommé le pirate et moi-, devons diriger un tuyau d'arrosage en direction de ...l'incendie! Ben oui nous sommes dans un camion de pompier, pardi!

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191L'ado de notre bande de quatre donne de sa personne, cheveux aux vents. 

193Nous avons atomisé la famille adverse, composée il faut le dire d'un papa, une maman et une toute petite fille; c'était donc équitable, m'voyez...

Le fameux cristal noir symbole très connu du parc. Quelque chose se prépare à ses alentours, à suivre en 2017 .

196Le parc est très vert, porté sur l'écologie;  surfant sur l'air du temps. 

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222Certains décors sont poétiques...

223..ou inspirés..

224Notre route vers l'amusement se poursuit, d'Arthur et les Minimoys et sa cocci -mobile qui nous fait survoler son monde....

214...En passant par Scratch et son gland à l'ère de " l'Âge de Glace". De vous à moi cette attraction n'est pas géniale; il s'agit juste de quelques passages du films, avec des effets de froid, ou le sol qui tremble, etc...Si vous n'avez que peu de temps, n'y allez pas, elle ne vaut pas vraiment le coup.

219Je me remets nerveusement. J'ai écouté Crunch et on a dansé avec les robots et Martin Solveig. J' ai eu la frousse de ma vie. Je n'aime pas les manèges qui me secouent comme si j'étais un cocotier en plein ouragan, et là j'en ai eu pour mon compte. Je l'avais déjà fait et je m'étais promis de ne plus jamais me laisser hisser dans ces bras de robots danseurs. Le coeur a ses raisons, et la raison est faible, je me suis laissée conter fleurette par mon amoureux, et j'ai donc accepté une nouvelle fois de "pumper". Eh bien là, stop, niet, finito. Je n'irais plus jamais, jamais.

Je reste digne devant mes héritiers, et je souris malgré le froid qui nous tétanisent. 

221Après une belle journée, nous avons hésité à attendre le spectacle du soir; et grand bien nous a pris d'être patient jusqu'au 22 heures demandées. 

226Crée par Le cirque du soleil, ce son et lumières est juste magique. Sans parler des prouesses technologiques mises en avant, et dignes des plus grands studios cinéma. 

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231Je vous ai fait un résumé succint. Le parc du Futuroscope est grand, il faut bien une belle journée, pour en profiter convenablement. Je vous avoue que j'y suis allée 4 ffois en comptant celle-ci. La toute première fois, il y a très longtemps, et j'avais trouvé ça nul, vieillot et mal entretenu. Racheté ensuite en partie par la région, il a été réhabilité et pour la seconde fois où j'y ai mis les pieds, j'ai trouvé ça bien mieux (c'était en 2009 donc avec mes Monstros et mon ex-mari). Puis décembre 2012, m'y voici encore, de plus en plus conquise; 

Aujourd'hui, en 2016, l' émerveillement prend encore, mais je déplore qu'il y ait de plus en plus d'attractions dites qui bougent, au détriment de certains très bons films et autres documentaires qui avaient encore leur place dans un parc de ce genre. Mais bon, je comprends bien qu'il faut suivre l'air du temps, et que le public est avide de sensations...Et ils en restent quelques uns, plutôt intéressants, alors on ne va pas se plaindre.

Le pirate, qui ne peut pas faire de manèges qui bougent trop vite, a été ravi de sa journée, c'est donc que malgré ça, la magie prend encore....

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Panneau solaire floral! 

 

 

 

 

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20 mai 2016

L' abbaye de Saint- Savin- sur - Gartempe

Dans un petit coin de la Vienne, du côté du Poitou se trouve un petit village; non pas peuplé d'irréductibles Gaulois, mais abritant plutôt une somptueuse abbaye classée au Patrimoine Mondial de l' Unesco pour les merveilles que ses plafonds abritent.

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 Celle ci fût érigée sous Charlemagne au début du IX ème siècle. Sa date de naissance n'est pas connue, car "la charte de la fondation" de l'abbaye a été détruite pendant les guerres de religion en 1598.

D'après l' Histoire, ce serait deux frères qui se seraient retrouvés sur les berges de la Gartempe (une rivière française courant au travers de cinq départements). Savin et Cyprien furent martyrisés et c'est lors des retrouvailles des reliques liées à leurs morts qu' un clerc de Charlemagne, Badillus, décida d'y fonder l'abbaye. 

Vue depuis le haut de l'abbaye sur le pont de la Gartempe (qui fut saboté par les FFI (Forces françaises de l'intérieur) en 1944.

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 Pendant trois cent ans, l'endroit fut très prospère. Mais La Guerre de Cent Ans lui causa beaucoup de torts et celle ci passa des mains des français, aux anglais, notamment du fameux Prince Noir, j'ai nommé Edward de Woodstock. 

L' abbaye connut plusieurs résurrections mais c'est en 1836 que Prosper Mérimée lui-même, deuxième inspecteur général des Monuments Historiques, entreprit de de la réparer pour de bon, mesurant enfin sa valeur. 

Après de longues années de batailles, l'église abbatiale pût être sauvée de la destruction (par les eaux et les hommes) en 1849.

Après une visite des étages avec une exposition sur l'histoire des moines ayant vécu par ici; nous voici dans l'abbaye elle même. 

L' intérieur est de superbe architecture et ornements. Les plafonds peints relatent LA Génèse et L' Exode toutes deux issues de L' Ancien Testament. 

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 La fresque au plafond est somptueuse. Peinte à même le mur avec des couleurs naturelles dans les tons ocre jaune, ocre rouge et vert. Peu de bleu car les pigment de cette couleur étaient bien chers à l'époque. 

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 Une grande partie est effacée, c'est fort dommage. Mais il en reste assez pour admirer le travail du fresquiste. Un film explicant l'histoire de ces murs nous est diffusé du côté de l'expo, et on comprend mieux comment ils ont pu faire, pour obtenir les couleurs, et tout le travail que ces merveilles ont demandé. 

Longue de 42 mètre à l'origine, 14 scènes ont disparu à l'heure d'aujourd'hui, malheureusement. Les murs latéraux, la nef, l'arche, le proche, et même la crypte étaient peints aussi à l' origine, mais il ne reste plus rien de cela.

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 Ce n'est pas l'original, mais une reproduction prise en photo hors de l'abbaye. Cette photo est très connue, car la plus utilisée pour parler de cet art, ou de ces peintures tout simplement. 

Aurez vous reconnu Noé et son arche? 

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 Le pirate présente le choeur de l'église, tout sourire comme d'habitude. 

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 Je vous l'avait dit, c'est juste merveilleux pour les yeux. Les vitraux datent de 1873.

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 Le plafond de l'entrée n'est pas en reste non plus. 

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 Nous ressortons conquis. Un petit mot sur le double élevateur hydraulique que cache cette tour, initié par Félix Léon Edoux,  dés 1867, originaire de Saint Savin bien sûr.  Il a lui même baptisé sa trouvaille du nom toujours actuel de nos jours  : l''ascenseur. 

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 L' abbaye de Saint Savin sur Gartempe a été surnommé "la Sixtine de l' époque romane" par André Malraux; et son nom n'est pas usurpé, croyez moi. 

Alors si vos pas se perdent un peu par là-bas dans le Poitou, n' hésitez pas à aller admirer ce chef-d'oeuvre d'une si lointaine Histoire, que nous avons la chance de pouvoir admirer en notre époque contemporaine. 

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17 mai 2016

Rome, le Mont Palatin et le Forum Romain

La plus célèbre des collines de Rome qui en compte sept. La légende raconte que deux bébés d'hommes engendrés par le Dieu Mars lui-même, destinés à une mort certaine, échappèrent aux eaux sombres du Tibre, et furent recueuillis et allaités par une louve. 

Vous avez compris de qui je parle, de Romulus et Rémus, qui, lorsqu'ils grandirent partirent fonder leur propre ville. S'ils étaient d'accord pour la fonder à l'endroit même où ils avaient été sauvés, ils ne surent pas définir précisement le lieu. 

Romulus monta donc sur le Mont Palatin et Rémus s'en fut, lui sur l' Aventin, attendant tous les deux un présage pouvant leur indiquer l'endroit où fonder la ville. 

Rémus vit en premier six vautours, tandis que son frère en vit douze;  ce dernier décida donc que la nouvelle vie serait bâtie ici. Rémus n'en fut pas d'accord, et entreprit de se moquer des fondations creusées par son frère, qui excédé le tua d'un coup d'épée...

Bon la suite est une autre histoire...La ville de Rome fut érigée...Afin de la peupler, elle se fit accueillante de tous les vagabonds, les hors-la-loi, bannis et autres esclaves en fuite, qui, pour combler le manque de femmes, n' hésitèrent pas à enlever celles de leur voisins : les Sabins. Le peintre Poussin a peint un magnifique tableau sur ce sujet; comme d'autres, notamment David.

Il y a mille et une légende concernant les jumeaux les plus célèbres du monde (après Igor et Grichka Bogdanoff sûrement ahah) , mais il n'y a bien qu'une seule Rome et qu'un seul Mont Palatin. 

C'est donc le 21 avril 753 que la Ville Eternelle aurait été fondée ici même.

Alors ce qui est surprenant, c'est que l'histoire racontée plus haut est du domaine du mythe, mais c'est pourtant bien de cette époque que datent les plus anciennes traces de construction trouvées par les archéologues.

Un (tout petit) bout de l'aqueduc de Claudius qui acheminait de l'eau en direction du stadium.

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 Si le lieu a été au départ un quartier résidentiel, la succession d'empereurs prenant place en a complétement transformé l'usage. En effet, Auguste, Tibère, Domitien, Septime Sévère et j'en passe, ont bâti les uns après les autres, au fil de leur règne, de somptueux palais. D'où l'étymologie du mot "palais", "palatium" en latin. 

 Le stadium de la Domus Augustana, je ne vous explique pas son usage, vous l'aurez compris vous-même!

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 Les hauteurs nous permettent de voir le cirque Massimo (Maxime ou Maximus (qui veut dire le plus grand)). Qualifié de plus vaste et de plus ancien de Rome, s'il abritait auparavant des courses de chars, il sert aujourd'hui à des manifestations nécessitant de grands espaces, comme des concerts...

Ce n'est pas flagrant sur la photo, mais il est immense, puisqu'il pouvait accueillir jusqu'à 250 000 personnes.

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 Le Forum Romain  (Foro Romano) s' étale devant nous, toujours perché sur les hauteurs de Rome.

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 Comme vous le voyez, il est chargé en vestiges; c'est juste fabuleux.  De temples en jardins, de rues anciennes en fontaines, tout y est. On ne peut qu'imaginer quel lieu de vie, ce Forum a dû être par le passé, coeur d'une vie sociale plutôt riche.

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 Les jardins Farnese sont très jolis, bien entretenus, et bien sûr aux orangers chargés en fruits.

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l' Arc de Septimus Sévère a été édifié en 203 après JC. Il a été commandé afin de célébrer la victoire de l'empereur sur les Parthes. 

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Du haut de ses 21 mètres, il est le monument le mieux conservé de cette partie du Forum. 

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L'un des nombreux temples; ici celui de Faustina et de l'empereur Antonino bâti à leurs mémoires. Devenu église depuis le XIè siècle, tranformée à nouveau en 1602), il est plutôt surprenant avec ses colonnes antiques qui bordent sa façade. 

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La visite promenade s'achève, à nos grands regrets. La journée a filé à une allure folle, tellement il y a à voir et à apprendre. Honnêtement, cette visite est incontournable, si vous êtes fans de vieilles pierres qui parlent l' Histoire. Je ne peux pas tout montrer, et puis comme je dis tout le temps, rien ne vaut d'aller voir de ses propres mirettes, si l'on peut. 

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Une dernière vue sur l' Arc de Titus, sorti de terre en 81 et qui doit sa conservation à peu près correcte au fait qu'il ait été intégré aux fortifications médiévales, lors du changement des lieux au Moyen-Âge.

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Il m'a été reproché de ne pas mettre de prix. J'en mettais avant, mais ce petit bout de blog, pour de grands bouts de ma vie commence à dater, et les prix, vous le savez, c'est comme les kilos, ça ne cessent d'augmenter; donc il faudrait que je réactualise sans cesse pour coller à la réalité; ce qui, vous le comprendrez aisément serait très fastidieux. Autant aller voir donc du côté des sites que vous voulez visiter directement. 

Et un grand merci, de passer toujours aussi nombreux, malgré mon manque d'assiduité (mais j' me soigne!).

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12 mai 2016

Le château de Chenonceau

 L'un des châteaux de la Loire le plus connu, bâti sous l' ére de Katherine Briçonnet en 1513, mais moults fois transformé sous les jougs cumulés de Diane de Poitiers et Catherine de Médicis, le château de Chenonceau est une merveille architecturale et historique. 

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Célèbre pour traverser le Cher de part en part, il est entré dans le classement des Monuments Historiques depuis 1840.

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Je ne vous relate pas toute son histoire, les sites dédiés le font bien mieux que moi. Mais j'ai été purement fascinée par une (petite) partie de sa destinée.

Diane de Poitiers fut la favorite du roi Henri II (fils de François 1er) pendant plus de 20 ans; malgré qu'elle soit bien plus âgée que lui, et qu'accessoirement il soit marié à Catherine de Médicis elle-même, il l'aurait sincèrement aimée. Au point qu'il lui offrit entre autre, ce magnifique château en 1547.

Sauf qu'à la mort du roi, le 10 juillet 1559, Mme de Médicis ordonne à Diane de Poitiers de lui restituer le château. Dans sa grande bonté, elle lui remet en échange le tout aussi magnifique château de Chaumont-sur-Loire.

La tour des Marques est un ancien donjon; tout ce qui reste de l'ancien château féodal détruit par Thomas Bohier en 1515;

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La chapelle, très très jolie pièce qui a frôlé la destruction lors de la Révolution. Mme Dupin, grande dame du Siècle des Lumières et cousine de Aurore Dupin alias George Sand, propriétaire du château a cette époque, eu la brillante idée de l'utiliser comme résèrve à bois en masquant tous les signes religieux. 

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La chambre de Diane de Poitiers, cousine de Catherine de Médicis. Eh oui à l'époque, ils lavaient leur linge sale en famille visiblement...

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Tous les plafonds sont de cet acabit, magnifiquement sculptés, taillés, souvent en bois.

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La cheminée magnifique, s'il en est...juste superbement sculptée avec le portrait de Catherine de Médicis peint par le peintre Sauvage.

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 La fameuse galerie (qui est sur le pont sur la Loire) qui servit de salle de réception lors des fêtes organisées par Catherine de Médicis et son fils Henri III. 

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Les châtelains que nous ne serons jamais; n'ayant pas les robes d'apparat et autres costumes nécessaires à ce standing

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60 mètres de longueur pour 6 de largeur et 18 fenêtres plus tard, nous arrivons au bout et nous trouvons face à une superbe cheminée. En fait, les deux côtés de la galerie sont ornés de cheminée de style Renaissance, dont celle-ci, factice, qui eût une noble destinée. 

Lors de la Seconde Guerre Mondiale, Chenonceau fut menacé de diverses destructions, et fut finalement réquisitionné par l'armée allemande. Au delà de cette porte, se trouvent les rives du Cher, qui, si de l'autre côté se trouvaient en zone occupé, se tenaient en zone libre par ici. C'est donc plusieurs échappés qui purent franchir ces portes afin de fuir l' Occupation Allemande. 

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Nous passons donc ensuite au cuisine, qui se trouvent dans les sous-bassements du château.

 En effet, lors de la première guerre mondiale, Gaston Menier, des fameux chocolats, fait le noble choix d'installer un hôpital militaire en cet endroit. Du 2 août 1914 au 31 décembre 1918, c' est environ 2 254 soldats blessés, qui y furent soignés.

Ces cuisines furent aménagées lors de La Grande Guerre afin de pouvoir subvenir aux besoins de tous les blessés, sans compter le personnel soignant. 

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D'une richesse incroyable, ces cuisines furent agencées grâce à la générosité de Monsieur Menier qui, prend en charge tous les frais de nourritures  et d'installation, pendant que l' Etat rénumère le personnel soignant.

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Nous poursuivons notre visite, et nous trouvons face à ce magnifique cabinet italien du XVI ème siècle, tout en bois et en ivoire, se trouvant dans la chambre de françois 1er; cadeau de mariage fait à François II et Marie Stuart

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Dans le salon Louis XIV, se trouve une grande toile peinte par Rigaud, offerte par le roi lui-même à son oncle le duc de Vendôme, suite à sa visite le 14 juillet 1650. A ses côtés une superbe cheminée Renaissance, avec en son centre les armoiries représentant l' hermine et la salamandre évoquant François  1 er et la Reine Claude de France.

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L'escalier qui mène au premier étage est le premier escalier droit construit en France, reprise d'un modèle Italien.

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Une exposition très instructive nous raconte l'histoire de l'édifice. Il faut prendre le temps de tout lire, c'est juste fort passionnant. 

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La chambre des cinq reines, surnommée ainsi par Catherine de Médicis en hommage à ses filles (dont la Reine Margot) et des trois belles-filles.

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Le plafond à caisson du XVI ème siècle est décoré des armoiries des cinq reines.

 

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La chambre de Catherine de Médicis aux murs ornés de belles tapisseries des Flandres racontant la vie de Samson (L'homme fort à la chevelure coupé par la traitresse Dalila).

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Je ne vous montre pas toutes les chambres, il y en a beaucoup de celle de Gabrielle D 'Estrées grand amour d' Henri IV, en passant par celle de leur fils légitime César de Vendôme. 

Le château se visite très facilement, on ne se perd pas dans cette multitudes de pièces aux murs richement ornés d' Histoire.

La visite se termine, mais peut très bien commencer par les somptueux jardins.

Celui de Diane de Poitiers..

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Et celui de Catherine de Médicis, plus intime.

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Chenonceau ce n'est pas que le château bien sûr, mais aussi les dépendances, les jardins, une expositions de vieilles voitures (charettes ou vraies voitures anciennes à moteur)

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 Le potager aux fleurs, joliment nommé, aux mille et une tulipes, ma fleur préférée...

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 Je ne puis mettre toutes les photos, dommage..Enfin non, il vaut mieux aller voir de ses propres yeux..Cette visite est juste incroyable, j'ai eu l'impression d' entrer dans l'Histoire...

Chenonceau vaut le détour, malgré le prix assez élevé de l'entrée, je pense sincèrement qu'il vaut largement le coup d'aller y trainer ses guêtres. Il est possible de choisir la visite avec audioguide ou non; sachant que même si vous ne le prenez pas, vous aurez droit à une brochure très complète sur le sujet. 

Ca nous a donné envie, le pirate veut faire d'autres châteaux de la Loire l'an prochain... Il n'y a plus qu'à!

 

10 mars 2016

Rome : Le Colisée

Je commence notre balade au travers de la Rome Antique par mon chouchou, mon Dieu Romain, j'ai nommé Le Colisée.

La photo qui suit est certainement l'une des plus représentée sur les cartes postales de la ville, ou dans les coeurs des visiteurs du monde entier. Commandé en 72 sous l'ordre Vespasien, ce grand-père tranquille comme j'aime à le nommer, a été achevé en 80.

Son nom de naissance est L'amphithéâtre Flavien du nom de la dynastie régnante. 

Vous pouvez voir que sa façade n' est pas entièrement conservée. A la base, il mesurait 57 mètres de hauteur, et cumulait trois styles architecturaux (dorique, ionique, puis corinthien).

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L' 'intérieur est bien abîmé. Les gradins (la cavea) ont tous cédés sous les assauts du temps.  

Nous apprenons que ceux ci étaient divisés par secteur, du plus bas au plus haut, du plus riches (lles sénateurs) au plus miséreux (le peuple).  La parité n'étant même pas lle début d' une notion à cette époque, les femmes étaient releguées tout en haut, sur des gradins en bois (tant pis si elles, elles crament). 

Tout était bien organisé, chaque visiteur avait son invitation -car l'entrée était gratuite mais il fallait être accrédité- en terre cuite, sur laquelle était noté l'endroit où il pouvait se poser pour assister au spectacle. 

 

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Les sous-sols abritaient les combattants volontaires ou non, ainsi que les fauves. Ce que vous voyez là, est le premier sous-sol; sur le dessus reposait une dalle en pierre sur laquelle avaient lieu courses et autres joutes mortelles.

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Sur cette photo, on peut mieux se représenter l'idée. 

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Ce lieu, visité par des millions de touristes, est en fait assez sordide de par son histoire. Les 50 000 à 70 0000 spectateurs pouvaient assister à de sanglants combats, souvent jusqu' à la mort du dernier des derniers. 

La Grande Faucheuse aurait croisé la route de 2 000 gladiateurs et 5 000 fauves rien que pendant l'inauguration du colosse.  

Pour fêter la victoire de Trajan lors de la campagne de Dacie, ce serait environ 10 000 gladiateurs et 11 000 fauves qui auraient été massacrés, tout ça sur un petit mois...

Ces pauvres hères étaient soit des prisonniers de guerre, des condamnés à mort ou quelques hommes sans avenir; ils savaient qu'il ne serait pas plus rose par cette voie là, et que peu d'entre eux deviendraient célèbres. Si parfois, l'un d'eux avait combattu avec courage et bravoure, plus que de coutume, il était acclamé par la foule, et l'empereur levait le pouce (ces versions sont contestées aujourd'hui par les histoiriens) afin de l'épargner. Il était donc logé, nourri et soigné jusqu' à la fin de ses jours. 

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Lors de récentes restaurations, l'anachronisme est entré dans les lieux, puisque des ascenseurs ont été installés pour permettre l'accessibilité aux personnes handicapéEs (ou amoindries du dos comme moi).

Mais il est là, traversant les siècles pour que nous, petits visiteurs d'un autre monde puissions fouler ses marches aux bases multi-séculaires. 

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Le soleil se réflétant sur les hauteurs du monument, m'ont fait me poser la question  de savoir si les personnes assises là pendant des heures ne souffraient pas trop à l'époque, par rapport aux rayons du Dieu Râ. Je sais que les dangers des UV et tout le reste ont été reconnus longtemps après, mais quand même, ça ne devait pas être bien agréable de cramoisir doucement pendant que d'autres luttaient pour leur survie. (Bon des deux maux prenons le moindre, c'est sûr). 

Eh bien , figurez vous que ces Romains pas si fous, ont été à l'initiative d'une fabuleuse invention (entre autres) : le velarium. Ce n'était ni plus ni moins, qu'une immense toile tendue au travers de l'édifice, appuyée sur des mâts installés tout en haut du bâtiment. Installation pas simple, puisqu'il fallait 1 000 hommes, de la marine impériale, laissez donc ces pauvres esclaves tranquilles,  pour installer cet ancêtre de nos parasols tous simples. 

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Ils ne nous ont pas laissé que cela puisque c'est aussi une de leur idée qui a été piquée et reproduite dans nos stades d'aujourd'hui; c'est à dire un sacré système d'escaliers, appelé les "vomitoria" qui permettaient à tous les spectateurs d'entrer et sortir en quelques minutes, par l'une des 76 portes. 

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Vue sur le Forum Romain

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J'ai joué le jeu, et vous aussi si vous avez tout lu, mais je sais qu'il est inutile de présenter l'un des monuments les plus connu, (si ce n'est le plus !) , de l'Italie. 

Je ne vous dis pas d'aller le voir de vos propres yeux si ce n'est déjà fait...J'ai décidé de ne plus donner de prix sur ce blog, car ils changent tout le temps, et tout comme les kilos, c'est toujours à la hausse!

Je vous mets le lien pour toutes les infos, par ici

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Gardez le smile... et le love! 

 

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09 mars 2016

Yvoire

Pas de grandes visites aujourd'hui, je suis encore et toujours à la bourre de pas mal de billets, mais je décide de prendre le temps...Le temps d'une petite balade du côté du Lac Léman, dans un joli écrin d'Yvoire..

Je ne sais pas grand chose sur ce petit village,  le pirate et moi nous y sommes promenés l'an dernier, et nous avons été conquis. Bon je connaissais déjà, mais d'il y a longtemps, c'est donc avec grand plaisir que j'ai tout (re)découvert.

Comme tous les plus beaux villages de France, on y entre sur la pointe des pieds; et nos chères pollueuses restent sagement et chèrement garées sur le parking obligatoire en attendant notre retour. L'idée est noble et me plaît, de toute façon, il n'y aurait pas d'endroits où rouler dans ces toutes petites rues, mais les-dits parking sont ils obligés d'ête à des prix aussi élevés? Bref, c'est un autre débat.

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Yvoire est une jolie commune nichée dans l'arrondissement de Thonon-Les-Bains. Née en au début du XIV ème siècle, cette cité médiévale n'a rien perdu de son Histoire. Les remparts sont là pour le prouver, le château veille gentiment sur les touristes qui passent, forcément, très nombreux au travers de ses ruelles.

Le pirate vous présente ce joli coin.

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Allez, juste quelques photos, je reviens bien sûr, pour la suite de nos aventures!

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Le lac Léman, ou Lac de Genève, qui partage ses rives entre la Suisse et la France.

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La mairie!

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Bref, allez faire un tour à Yvoire, elle vaut le coup d'oeil. Et pas qu'elle dans le coin, Thonon-les-Bains, Evian-(toujours)-les-Bains, la Suisse pas loin...La France est un très joli pays, le plus visité au monde, alors profitons en nous aussi...

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12 février 2016

Rome, bella Roma ; le Vatican

Juste avant les fêtes de Noël, Crunch et moi sommes partis roucouler amoureusement sous les tropiques Italiennes, j'ai  nommé la capitale de la Botte la plus célèbre du monde, Rome. 

Je ne vous refais pas le chapitre, hein, Rome, Roma est connue, reconnue, visitée, revisitée. J'y étais déjà allé il y a quelques temps avec mes Monstros, et c'est avec un plaisir non dissimulé que j' ai pris l'avion depuis Marseille. 

Nous logions près du Vatican; Saint Pierre la majestueuse nous sonnait les cloches à notre réveil.

Je commence donc par la visite du Vatican, où nous avons passé une bonne partie de la journée, tellement il y a à voir malgré ses petits 0,44 km2.

Nous voici en marge de la grande, que dis-je, gigantesque Piazza San Pietro. C'est au pape Alexandre VII qu'on la doit, qui aurait demandé à l'architecte Bernin de construire une place où tous les fidèles pourraient voir les bénédictions du pontife depuis le balcon de la basilique; tout ça en 1656.

Cependant, il fallait conserver l'obélisque de de Néron reposant là depuis 1586.

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Six millions de personnes entrent sur cette place chaque année.

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Bien sûr, le plus grand nombre de personnes venant lorsque le pape apparaît au balcon; tous les dimanches à midi - lorsqu'il est présent à Rome bien sûr.

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La basilique Saint Pierre, basilica San Pietro dans la langue de César, a une histoire riche en rebondissement au niveau de sa construction à l'époque de Constantin, premier empereur Chrétien. Erigée au dessus de la tombe de l'apôtre Pierre, elle a subi moults transformations au fil des siècles..

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Les architectes les plus célèbres se mesurent à coups de mètres et plans, pendant un demi-siècle, de Bramante en 1506 à Michel-Ange en 1547. Ce dernier décide de maintenir les plans d'origine et choisit celui en croix grecque au détriment de la croix latine

A son décès, en 1564, la coupole est à peine commencée; et sera terminée en 1590, avec finalement un plan en croix latine. Que Michel-Ange repose en paix, la plupart de ses consignes ont cependant été respectées.

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L'intérieur est bien sûr plus que somptueux, nous ne sommes pas déçus d'y être entrés.

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Le magnifique baldaquin de (Le) Bernin, coulé et moulé en bronze provenant du Panthéon, est très imposant du haut de ses 29 mètres.

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Il se dresse en haut de l'autel pontifical et de la tombe de Saint Pierre. 

 

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Crunch est sous le charme de ces mille et unes merveilles...

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Nous décidons de monter à la coupole. Il est possible d'y monter à pieds, par les marches, ou en ascenseur. Mais en arrivant à la caisse, parce que seul cet accès est soumis à l'impôt du touriste, nous nous rendons compte qu'après être sortis de l' ascenseur, il reste encore beaucoup de marches à grimper. DOnc pas possible pour mon pauvre dos...

 

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Nous ressortons donc, et je reste clouée sur place devant cette porte aux drôle de motifs symbolisant la mort et la torture...Je n'ai pas eu le temps de savoir ce qu'elle était, à mon grand regret...

 

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Nous voici à la lumière du jour, paparazziant le gentil garde Suisse impassible, star discrète du Vatican.

 

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Allez, nous avons quitté la place Saint Pierre, pour nous en aller visiter les musées de la petite cité. Il faut marcher un peu, faire tout le tour de Saint Pierre, mais nous y voici. Il est repété de prendre ses billets sur internet, afin d'éviter le longue, très longue file d'attente qui s'étire paisiblement dans la rue..

Je mets quelques photos, des divers musées traversés; il y en a 11 en tout, avec 5 galeries, et 1400 salles, c'est dire si on a l'occasion de flâner le nez en l'air.; évidemment nous n'avons pas tout fait. C'est beau, on ne sait pas où jeter nos mirettes tellement il y en a...

L'apothéose est bien sûr la Chapelle Sixtine, qui clôt le circuit touristique. L'entrée est bien encadrée, nous défilons petites grappes sur pattes aux appareils photo en bandoulière, mais qui (normalement) devront rester éteint car les photos sont interdites. Bon  beaucoup transgressent à la règle, et ont largement le temps de mitrailler avant de se faire rappeler à l'ordre par les vigiles. (D'ailleurs, toute la visite est accompagné des hurlements des gardes, qui crient à tous les visiteurs indélicats de ne pas prendre de photos.

Mais faite -moi confiance, elle est juste, heu, juste,..juste sans mots quoi...

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La galerie des tapisseries est d'une richesse incroyable; avec des toiles extrêmement bien conservées pour certaines.

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Une toute petite partie des jardins de Vatican, qui ont l'air parfaitement entretenus. Au grand désespoir de mon Crunch de la Terre, nous n'avons pas eu le temps de les parcourir.

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Une dernière photo sur le "duomo" de la basilique, la nuit tombe, il faut rentrer...

 

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Cet escalier m'éclate, les marches vont en s'allongeant plus on monte..Bon là on descendait, donc elles rétrécissaient, vous avez tout compris!

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L'apothéose de ce centre de la culture Antique est bien sûr la Chapelle Sixtine, qui clôt le circuit touristique. L'entrée est bien encadrée, nous défilons petites grappes sur pattes aux appareils photo en bandoulière, mais qui (normalement) devront rester éteint car les photos sont interdites. Bon  beaucoup transgressent à la règle, et ont largement le temps de mitrailler avant de se faire rappeler à l'ordre par les vigiles. (D'ailleurs, toute la visite est accompagné des hurlements des gardes, qui crient à tous les visiteurs indélicats de ne pas prendre de photos.

Mais faites -moi confiance, elle est juste, heu, juste,..juste sans mots quoi...

Je vous laisse par ici pour le moment; je m'excuse d'être si peu présente, j'ai beaucoup de demandes en attente, et de questions auxquelles je n'ai pas encore pris le temps de répondre, je m'y attelle bientôt, promis.

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